Good food better life

Une alimentation plus saine : comment et pourquoi ?

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Bonjour à tous !

Cet article participe à un évènement interblogueur appelé carnaval d’article. Rien à voir avec d’éventuels déguisements ! Le principe d’un carnaval d’article est le suivant :

l’organisateur choisit un thème et tous les blogueurs qui le souhaitent peuvent écrire sur le sujet. A la fin de l’évènement, les articles sont recensés et résumés sur le blog de l’organisateur puis un recueil de tous les textes sera ensuite publié sous forme de e-book. Pour résumer, c’est un échange entre blogueurs et une manière intéressante, pour les auteurs comme pour les lecteurs, de recueillir un maximum de point de vue sur un thème donné.

Le thème de ce carnaval a été proposé par Élodie du blog « Recettes de sportif ».

J’ai choisi d’y participer parce que l’alimentation et la nutrition sont des sujets qui me tiennent à cœur. J’adore manger et cuisiner et je suis tout à fait d’accord avec Élodie sur le point suivant : “manger, c’est bien plus qu’ingérer de la nourriture. Il y a parfois des habitudes ou des évènements qui nous ont fait dévier vers une alimentation non adaptée. Peu importe les raisons qui ont causé cette mauvaise alimentation, le changement reste un processus long et parfois semé d’embûches.

Tout est dit ! Voici donc mon histoire avec l’alimentation. 🙂

 

Au départ : des bases solides

Si je repense à mon enfance, je me rends compte que j’ai toujours été habituée à manger de bonnes choses. Ma mère cuisinait presque tout, malgré un emploi du temps chargé.

Nous avions quand même à la maison de la purée toute prête, des céréales type Kellog’s® que nous dévorions avec mon frère, au petit déjeuner et parfois au gouter, mais dans l’ensemble une majorité de fruits, légumes, viande et poisson et de la variété. Pour résumer, j’ai eu la chance d’avoir ce qu’Erwann Menthéour appelle un bon « fond nutritionnel ».

J’étais tellement mal habituée (bien, en fait !!), que manger à la cantine était un supplice pour moi !

Grâce à cette base, j’ai eu le loisir d’être gourmande (je le suis toujours ;-)) sans avoir de problème de poids.

La période de transition

Et puis, on entre en fac et les priorités deviennent différentes. Les études, les révisions à n’en plus finir et les sorties. Pendant 5-6 ans environ, peut-être un peu plus, j’ai découvert et « profité » des kebabs et fast-food et autres paninis (jamais consommé avant mes 18-20 ans !!) le midi ou le soir. Rien de complètement excessif non plus, mais pas vraiment équilibré ni trop raisonnable. Et le tout, sans pratiquer de sport, temps qu’à faire ! (J’ai aussi une histoire avec le sport ;-))

 

fast food vs health life/ vie saine et alimentation

Retour aux sources… lentement

Finalement, après quelques années, mon corps s’est un peu modifié. Rien d’extravagant non plus, mais 3-4 kg en trop, incrustés et difficiles à faire disparaître. Alors, je suis revenu à un régime alimentaire un peu plus soft, mais sans changer trop de choses non plus, disons un petit régime par ci par là et 2 kg de perdus, puis on se relâche et 2 kg qui reviennent. Un petit yoyo, léger, mais pas vraiment satisfaisant.

 

 

Réfléchir au « pourquoi ? » pour adhérer au changement ou Le Déclic

En parallèle, j’ai poursuivi et terminé mes études, j’ai commencé à travailler et dans le cadre de mon travail (je suis pharmacien), je me suis très rapidement intéressée à la micro-nutrition et à la nutrition.

Le déclic, quant à lui (c’est quand même le sujet ici :-)) a eu lieu pendant ma grossesse. Pas pour perdre du poids cette fois, mais pour 2 raisons :

  • Apporter les meilleures choses possible à mon bébé en devenir, sans être complètement stressée non plus par les évictions en tout genre.
  • Ne pas prendre trop de poids quand même 😉

Blague à part, prendre trop de poids pendant une grossesse n’est pas qu’une question d’esthétique, mais bien de santé, celle de la maman ET celle du fœtus et de l’enfant à venir.

Ces 2 aspects sont, pour moi, indissociables. Je m’explique : si vous mangez mal, que vous avalez n’importe quoi, que vous « mangez pour 2 », alors non seulement vous prendrez plus de poids que ce que conseillent les recommandations santé, mais en plus, il y a de fortes chances pour que vous n’apportiez pas les bons nutriments, les bonnes vitamines, à votre enfant. Et l’impact, même in utéro, n’est pas négligeable.

Les conséquences d’une prise de poids excessive pendant la grossesse sont les suivantes :

Pour la maman :

  1. Risque de survenu de diabète gestationnel (insulino-dépendant) et donc risque d’hypo ou d’hyper glycémies pouvant conduirent à des malaises voire des comas (en plus du fait de devoir se piquer plusieurs fois par jour pour contrôler sa glycémie)
  2. Risque d’hypertensions artérielle avec, potentiellement, à la clé des problèmes d’insuffisance rénale, d’accidents vasculaires, de césarienne.

Pour le fœtus :

  1. Une prise de poids trop importante et des risques d’obésité dans l’adolescence (liée diabète et surpoids chez la mère)
  2. Une prise de poids trop faible (liée hypertension et pré-éclampsie)
  3. Risque de naissance prématurée

Quant à un apport déséquilibré, il peut entrainer des carences chez le fœtus et perturber son bon développement.

Bref, ma grossesse a été mon déclic, mon stade de transition vers une vie plus saine. Par intérêt pour le bien-être de mon enfant, mais aussi le mien, afin de pouvoir m’occuper de lui au mieux (eh oui, ça demande « un peu » d’énergie donc mieux vaut être en forme !)

 

Work in progress…

Attention, je ne suis pas en train de dire que le changement de mode de vie s’est fait en un claquement de doigts. En réalité, alors que je rédige cet article, mon fils à 32 mois et j’affine encore ma manière de faire les courses et de cuisiner au gré de mes lectures et de nouvelles réflexions et découvertes.

Je pense qu’aucun grand changement ne peut se faire d’un seul coup. La prise de conscience, quelle qu’en soit la raison, est le déclic, elle marque un tournant. Mais ensuite, il faut avancer par étape.

Pour ma part, j’ai beaucoup d’inertie, mais je fonctionne comme ça. Ma prise de conscience m’a poussé à me documenter ce qui m’a permis d’acquérir de nouvelles connaissances, d’affiner certaines notions.

Le point de départ a été d’apprendre à lire les étiquettes des produits industriels tout prêts et de limiter leur consommation (vous pouvez lire cet article pour en savoir plus).

Puis j’ai arrêté de consommer des produits transformés (aujourd’hui quasiment complètement) au profit de produits bruts.

Mes changements ?

 + La farine blanche « sans grumeaux » a été remplacée par de la farine de blé complet, de sarrasin, de maïs selon les préparations

+ Le sucre blanc raffiné a été remplacé par du sucre de canne complet, du miel ou du sirop d’érable

 + Les pâtes et le riz classiques par des pâtes ou du riz complets puis j’ai varié les féculents (quinoa, boulgour, lentilles, poids chiches,..)

+ Le chocolat au lait est devenu du chocolat noir (75-80 % de cacao minimum)

Petit à petit, j’ai augmenté la proportion de légumes et réduit les féculents (pour diminuer les apports en sucre).

Aujourd’hui, j’essaie d’inverser le rapport viande/poisson. Nous avions tendance à manger un peu trop du 1er et peu du 2d.

Je fais mes yaourts, nature, que l’on accompagne d’un peu de sirop d’érable, de miel ou de confiture. J’ai réussi à convertir mon mari et mon fils J !

J’ai conscience que cette liste peut sembler tristounette pour quelque qui n’est pas dans une telle démarche, mais en réalité je ne reviendrais en arrière pour rien au monde. Et nous nous régalons.

Les bienfaits que je ressens ?

+ Moins de fatigue dans la journée (je déjeune plutôt salé le matin)

+ Moins de sensation de lourdeur en fin de repas (surtout quand je ne mange pas de féculent ou de viande)

+ Mon poids se maintient sans effort, alors que je ne ressens jamais de privation

 

Je ne conseille aucune éviction (mise à par celles qui vous sont obligatoires), mais réajuster la qualité et la quantité de ce que vous mangez est la base d’un régime alimentaire équilibré.

Pour moi, une alimentation saine est une alimentation à base de produits bruts et frais si possible. Évitez autant que possible les produits industriels transformés pleins de « E » et de calories vides, qui ne vous apporteront aucune énergie (parfois même c’est l’inverse qui se produit) et aucun bienfaits. Sans parler des conséquences sur le long terme, que personne ne maîtrise vraiment encore !

Alimentation saine Healthy food

Si vous souhaitez approfondir ce sujet, ou avoir des idées de recettes et d’organisation, dites-le moi dans les commentaires !

 

Merci à Elodie du blog « Recettes de sportif » pour avoir proposer ce sujet et merci à vous d’avoir lu cet article

A très bientôt pour le prochain  !


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1 thought on “Une alimentation plus saine : comment et pourquoi ?”

  1. Salut Alexandra,

    Merci pour ton partage de connaissances médicales au sujet des risques d’une alimentation non adaptée pendant la grossesse.
    J’ai moi-même participé au carnaval d’articles et pour moi, le déclic à été d’avoir goûté aux aliments issus de l’agriculture biologique provenant d’une filière courte (produits du terroir) et ensuite de ne plus vouloir de l’industriel…
    Le livre du Pr Joyeux Henri est une source inspirante pour le changement d’alimentation, il évoque avec des appuis scientifiques les dégâts aujourd’hui reconnus de la malbouffe.
    A bientôt te lire 🙂

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