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La phytothérapie est un domaine d’étude et de pratique très vaste.

Au sens large, il s’agit une thérapie (un soin) grâce à des plantes.

Sous cet angle, la phytothérapie est un vaste domaine qui englobe différentes branches à part entière, utilisant soit des extraits de plantes, soit des plantes entières, sous des formes galéniques différentes.

La forme galénique (dérivé du nom du célèbre médecin grec Galien, père de la pharmacie) représente la forme sous laquelle va être présentée la plante (ou le médicament) avant consommation. Il peut s’agir de formes liquides, de comprimés, de gélules, etc.

La forme galénique va déterminer la manière dont les principes actifs vont être distribués et absorbés dans notre organisme.

Actuellement, en phytothérapie, les formes galéniques doivent répondre à certains critères d’innocuité, de qualité et de teneur en principes actifs.

Prendre soin de sa santé naturellement avec la phytothérapie pour préserver et soutenir les défenses immunitaires et l'équilibre global

Voici une présentation des différentes formes retrouvées en phytothérapie moderne.

Les tisanes

Les tisanes sont une des formes de phytothérapie les plus anciennes. Les plantes sont utilisées sèches, entières, en infusion ou en décoction.

Cette forme est peu concentrée et peu pratique à utiliser. Elle reste néanmoins intéressante pour drainer et détoxifier l’organisme.

Les poudres de plantes

Les plantes séchées sont réduite en poudre (on dit qu’elles sont micronisées). Elles peuvent ensuite être utilisées telles quelles, mélangées à un aliment, mais elles sont le plus souvent présentées sous forme de gélules ou de comprimés.

L’utilisation de la plante entière présente 2 inconvénients :

            – la cellulose qui compose l’enveloppe végétale est non digestible par le corps humain et elle peut être irritante pour les intestins

– la concentration en actif sera moins importante, donc la posologie sera augmenté-

Les teintures mères

Il s’agit de solutions hydro-alcooliques préparées par macération, pendant 3 semaines, de plantes fraiches dans une solution alcoolique, remuée régulièrement.

Les teintures-mères sont utilisées telles quelles en phytothérapie (il s’agit d’une solution alcoolique) mais servent aussi de base pour la préparation de doses homéopathiques. 

Dans ce cas, la teinture-mère est alors diluée au 1/10 (souches en 1D) ou au 1/100 (souches en 1C).

Les extraits fluides liquides

Ils sont obtenus par passages répétés de la plante dans de l’alcool. Très riches en principes actifs, ils sont stables et s’utilisent à faible posologie (car très concentrés).

Les extraits secs

Ils ne doivent pas être confondus avec les poudres classiques, bien qu’ils soient eux aussi sous forme de poudre (gélules ou comprimés).

Ils sont obtenus par dessiccation de l’extrait fluide liquide. Ils sont donc plus concentrés en principes actifs que les poudres, et ne contiennent pas de cellulose.

Les suspensions intégrales de plantes sèches (SIPF):

Elles sont obtenues par cryobroyage de la plante fraiche puis passage dans de l’alcool à 30˚. C’est une forme assez récentes et onéreuse, mais intéressante car elle permet de conserver un grand nombre de principes actifs.

Elle est souvent retrouvée sous forme d’ampoules.

Leur mode d’obtention est proche de celui des SIPF, mais amélioré. 

Les Extraits de Plantes Standardisées sont la plus récente en phytothérapie et aussi une des plus intéressantes, car riche de nombreux principes actifs, et non alcoolique.

Les huiles essentielles (aromathérapie)

Les huiles essentielles sont des extraits de plantes obtenus notamment par distillation (dans le cadre d’un usage médical). Ce sujet est abordé beaucoup plus en détails ici car c’est un des sujets principaux de ce blog.

Il s’agit de la solution aqueuse obtenue en même temps que l’huile essentielle

L’hydrolat-thérapie est une très bonne alternative aux huiles essentielles quand celles-ci sont contre-indiquées ou bien en complément de leur utilisation.

Les macérâts glycérinés (gemmothérapie)

Ils sont obtenus à partir des tissus embryonnaires végétaux, les bourgeons ou jeunes pousses, à l’état frais.

Les bourgeons sont réputés pour posséder une grande quantité de principes actifs et leur champ d’action est large puisqu’ils représentent le « totum » de la plante à l’état embryonnaire.

Il existe 2 écoles en gemmothérapie, qui présentent des modes de préparations différents et qui permettent donc d’obtenir des produits différents, principalement en terme de concentration :

            Ecole du Dr Pol Henry : les bourgeons vont macérer dans un mélange d’eau, d’alcool et de glycérine pendant 3 semaines. Le macérât obtenu, ou élixir de bourgeon, est proche d’une teinture-mère mais diluée au 1/20.

La posologie sera de 5 à 15 gouttes par jour dans un peu d’eau

            Ecole du Dr Max Tétau : les bourgeons vont macérer dans un mélange d’alcool et de glycérine. Le macérât obtenu va ensuite être dilué 10 fois ; on parlera de solution à 1D (terminologie généralement utilisée en homéopathie).

La posologie sera alors d’une centaine de gouttes par jour.


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